1. Alfred BRUNEAU (de 1915 à 1917)

Compositeur

Louis Charles Bonaventure Alfred Bruneau, né à Paris le 3 mars 1857 et mort à Paris le 15 juin 1934, est un compositeur et chef d’orchestre français. Il joua un rôle déterminant pour introduire le réalisme sur la scène lyrique française, adaptant le naturalisme d’Émile Zola à la musique.
Alfred Bruneau est entré au Conservatoire de Paris en 1873. Il y étudia le violoncelle avec Auguste-Joseph Franchomme, l’harmonie avec Augustin Savard et la composition avec Jules Massenet. Il joua pour les concerts Pasdeloup. Il commença bientôt à composer, écrivant une cantate, Geneviève de Paris qui lui a permis de remporter le second Prix de Rome en 1881. Il a mené une carrière de critique musical au Gil Blas (1892-1895), puis au Figaro et au Matin.
En 1903 et 1904, il est le premier chef à l’Opéra-comique. En 1900, il est nommé membre du Conseil supérieur du Conservatoire de Paris. En 1909, il devient inspecteur de l’instruction musicale à la place d’Ernest Reyer.
Il a fait des tournées en Russie, en Angleterre, en Espagne et aux Pays-Bas, lors desquelles il a dirigé ses œuvres.
En 1884, il fit jouer son Ouverture héroïque, suivie par les symphonies chorales Léda (1884) et La Belle au bois dormant (1886) puis, en 1887, par son premier opéra, Kérim.
L’année suivante, Bruneau fit la connaissance d’Émile Zola. Les deux hommes entamèrent une collaboration qui allait durer quinze ans. En 1891, Bruneau compose un opéra intitulé Le Rêve, basé sur Le Rêve. Dans les années suivantes, Zola fournit le sujet de plusieurs des ouvrages du compositeur, telle que L’Attaque du moulin (1893). Zola écrit lui-même le livret de Messidor (1897) et de L’Ouragan (1901) ainsi que de L’Enfant roi (1905). Parmi d’autres opéras influencés par Zola, on peut citer Naïs Micoulin (1907), Les Quatre Journées (1916) et Lazare (créé à titre posthume en 1954 et toujours sur un livret de Zola).
Dans ses opéras, Bruneau s’est également inspiré d’Hans Christian Andersen, (Le Jardin de Paris, 1923) et de Victor Hugo (Angelo, tyran de Padoue, 1928).
Ses pièces pour orchestre révèlent l’influence de Wagner. Ses autres œuvres comprennent un Requiem (1896), des pièces instrumentales ainsi que de nombreuses mélodies dont les Lieds de France et Chansons à danser sur des poèmes de Catulle Mendès.
Son livre de souvenirs, À l’ombre d’un grand cœur (1931), évoque sa belle amitié et sa collaboration fructueuse avec Émile Zola.

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