BERNARD Claire

Violoniste

Peut-on évoquer le nom de Claire Bernard sans évoquer l’image de son enfance spontanément ouverte au langage musical. Un cadre familial particulièrement favorable à la musique, des professeurs dévoués, de brillantes études sanctionnées très tôt par des premiers prix, la chance de rencontrer vers l’âge de 9 ans Yehudi Menuhin et Charles Munch qui l’encouragent vivement dans cette voie.
Deux ans après son admission au Conservatoire de Rouen, elle obtient à 7 ans, à l’unanimité, un Premier Prix de violon.
En 1955, c’est le Premier Prix du Royaume de la Musique qui lui est décerné. Cette récompense lui donne l’occasion de faire une série de concerts à Paris et en province.
Elle entre à 11 ans au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris pour en sortir l’année suivante avec un Premier Prix de violon dans la classe de Marcel Reynal.
Le célèbre violoniste Henryk Szeryng lui fait l’honneur de son enseignement et de ses conseils vers l’âge de 14 ans.
Claire Bernard poursuit des études supérieures au Conservatoire de Paris où elle remporte à 14 ans un Premier Prix d’Ensemble Instrumental dans la classe de Jean Hubeau et un Premier Prix de Musique de Chambre Professionnelle à 16 ans dans la classe de Joseph Calvet.
Au cours de ces années d’études, elle ne cesse de jouer sur les scènes françaises et étrangères, Allemagne, Suisse, Belgique, Angleterre…
En août 1964, Henryk Szeryng lui remet la médaille d’or des Cours Carl Flesh à Baden-Baden.
Plus encourageante encore est la victoire de Claire Bernard à Bucarest en septembre 1964 où elle remporte à l’unanimité, devant 35 candidats, le Premier Grand Prix au 3ème Concours International Georges Enesco.
La presse française et étrangère, ayant repris à son compte l’écho de ce résultat, attire l’attention sur cette brillante lauréate.
Georges Pompidou, Premier Ministre, la reçoit à son retour de Roumanie, en présence du Ministre des Affaires Culturelles André Malraux, de l’éminent musicologue Jacques Chailley, de l’académicien Gérard Bauer, de Pierre Brisson du Figaro et de nombreuses autres personnalités à l’occasion d’un dîner à l’Hôtel Matignon.
Acclamée par le public et la presse parisienne comme le plus grand espoir du violon français, cette jeune lauréate signe un contrat d’exclusivité avec la Maison Philips et le bureau de concerts M. et Y. Dandelot.
En janvier 1965, elle enregistre à Bucarest son premier disque sous la direction du célèbre compositeur Aram Khachaturian.
Les portes de la carrière internationale lui sont définitivement ouvertes. Dès lors elle donne de nombreux concerts en Europe sous la direction d’éminents chefs d’orchestre. Son activité professionnelle est animée par des rencontres exceptionnelles avec Arthur Rubinstein, Darius Milhaud, David Oïstrakh… Tout aussi heureuse est sa nouvelle rencontre avec Yehudi Menuhin qui l’invite à jouer avec lui à Nice, Paris et au festival de Bath.
Le 4 juin 1973, l’éminent professeur Joseph Calvet, Commandant de la Légion d’Honneur, remet à Claire Bernard la Médaille de Chevalier de l’Ordre National du Mérite qui lui a été accordée à titre exceptionnel sur proposition de Georges Pompidou, Président de la République Française.
Elle est invitée à Moscou en juin 1974 comme membre du Jury représentant la France au 4ème Concours International Tchaïkovski.
En 1975 elle obtient sur titre de notoriété le certificat d’aptitude aux fonctions de Professeur de Violon dans les Conservatoires et les Ecoles de Musique contrôlées par l’Etat Français.
Elle assiste, en juin 1977, comme membre du Jury au Concours International Marguerite Long-Jacques Thibaud.
Depuis elle continue une carrière de concertiste et de Professeur, très favorable à l’enrichissement de la personnalité et de l’expression.
Notamment en 1979, Jean Fournet l’invite sous sa direction à donner 20 concerts avec l’Orchestre de l’Ile de France.
A Chambéry pendant la saison 1980-1981, sous la Direction de Claire Gibault, elle est violon solo de l’Orchestre de Chambre de la Savoie.
En 1981 avec Claude Maillols, pianiste, et Cécilia Tsan, violoncelliste, elle crée un Trio qui, en dehors du répertoire traditionnel (Beethoven, Haydn, Chopin, Dvorak), interprète le Triple Concerto de Beethoven. Cette formation assure notamment En 1983, 25 concerts en Argentine et au Brésil organisés par l’Alliance Française.
Claire Bernard, parallèlement à ces participations, donne au cours des années 1980 à 1984 des concerts avec orchestre et récitals, avec diffusion radio et télévision, en Angleterre, en Allemagne, en Grèce.
Après quinze années d’enseignement, tout en assurant une Classe au Conservatoire du XIIIème arrondissement de Paris, elle fonde un Atelier de Travail, dans un esprit de recherche essentiellement motivé par la notion d’évolution, ouvert aux jeunes élèves, futurs professeurs et amateurs, en vue de la préparation corporelle et du développement de la musicalité.

 

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