CECCONI-BOTELLA Monic

Pianiste

Issue d’une famille de chirurgiens dentistes (sa grand-mère paternelle fut la 1ère femme chirurgien dentiste), sa carrière semble destinée à la tradition familiale. Mais Monic n’a dès son enfance qu’une seule envie : devenir musicienne.
Dès cet instant, Monic travaille énormément : le piano, parallèlement à une scolarité brillante. Les années passent : Yvonne Lefébure l’encourage à préparer le concours d’entrée au Conservatoire de Paris. Monic, 16 ans, son Bac Mention Bien en poche, travaille intensément ses morceaux mais, déstabilisée par le trac, elle échoue. Cependant, elle continue de travailler en privé avec cette « immense musicienne » et sa répétitrice Germaine Mounier et décide de préparer les classes d’écriture du Conservatoire.
Elle se présente alors et réussit le concours d’entrée de la classe d’harmonie de Maurice Duruflé au CNSMDP. Monic, élève particulièrement brillante, suit ensuite les classes de contrepoint et fugue de Simone Plé-Caussade. Elle obtient les Prix d’harmonie, de fugue (1ère nommée) et de contrepoint.
Tout naturellement, elle est admise dans la classe de composition de Jean Rivier (succédant à Darius Milhaud). Attirée par la création contemporaine, elle prend également des cours avec Henri Dutilleux. Elle obtient un Premier Grand Prix de Rome en 1967 et part vivre 3 années à la Villa Médicis à Rome.
Elle se marie dès son retour et devient professeur au Conservatoire d’Aubervilliers. En 1973, année de naissance de son fils, elle participe à la fondation de l’Ensemble de l’Itinéraire avec Tristan Murail, Roger Tessier, Geneviève Renon et Boris de Vinogradov. S’ils décident de créer le collectif, c’est avant tout pour élargir le champ de la création contemporaine et lutter contre les cloisonnements esthétiques.
En 1982, Monic Cecconi-Botella est nommée professeur d’analyse musicale au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris où elle enseignera jusqu’en 2002. Parallèlement à ses activités d’enseignement, elle devient discrètement une des rares compositrices françaises dans un monde de la création toujours réservé et parfois hostile à l’égard des femmes. Durant sa carrière, elle fait des rencontres marquantes, notamment avec un Premier Grand Prix de Rome en 1967 et part vivre 3 années à la Villa Médicis à Rome.
Elle se marie dès son retour et devient professeur au Conservatoire d’Aubervilliers. En 1973, année de naissance de son fils, elle participe à la fondation de l’Ensemble de l’Itinéraire avec Tristan Murail, Roger Tessier, Geneviève Renon et Boris de Vinogradov. S’ils décident de créer le collectif, c’est avant tout pour élargir le champ de la création contemporaine et lutter contre les cloisonnements esthétiques.
En 1982, Monic Cecconi-Botella est nommée professeur d’analyse musicale au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris où elle enseignera jusqu’en 2002. Parallèlement à ses activités d’enseignement, elle devient discrètement une des rares compositrices françaises dans un monde de la création toujours réservé et parfois hostile à l’égard des femmes. Durant sa carrière, elle fait des rencontres marquantes, notamment avec Rudolf Kempe, Philippe Soupault….
Rudolf Kempe qui la fait venir à Munich plusieurs fois de 1975 à 1981 et qui crée “Mosaiques” pour percussion et orchestre.
Elle rencontre également Michel Jarry, directeur du Théâtre de Tours, qui créé son opéra sur Van Gogh; “Il signait Vincent…”, ainsi que l’écrivain-poète Philippe Soupault et l’écrivain Pierre Gripari dont elle met en musique plusieurs textes poétiques. Tous deux deviennent de véritables amis.
De 1995 à 2001, elle est Conseillère artistique pour la ville d’Enghien-les-Bains et crée l’Ensemble Orchestral Thème et Variations avec lequel elle assure de nombreux concerts en région parisienne. Passionnée par le chant, c’est encore à Enghien qu’elle crée les rencontres sur la voix: A portée de voix.
Après une riche carrière dans l’enseignement, en 2002, Monic Cecconi-Botella s’installe en Provence, à Gordes. Elle qui ne peut se passer de sa passion, qu’elle considère comme un mode de pensée et un art de vivre tout à la foi, crée en 2006 l’Ensemble orchestral du Luberon, formation à géométrie variable de 7 à 20 musiciens, qu’elle dirige et en 2008, elle crée Les Saisons de la Voix, dont les manifestations musicales sont consacrées essentiellement à la Mélodie et au Lied dans le double but d’aider à la promotion des jeunes chanteurs et chanteuses et de faire mieux connaître cet immense répertoire au public.
Monic Cecconi-Botella, compositeur :
Ouverte à toutes les esthétiques contemporaines, mais indépendante de toute école, Monic Cecconi-Botella se forge un langage original en écrivant un nombre important d’œuvres , créées dans divers festivals en France (Avignon, La Rochelle, Bordeaux…), ainsi qu’à l’étranger (Londres, Munich, Rome…). Son catalogue comporte de nombreuses œuvres de musique de chambre. Attirée par la voix, elle se tourne naturellement vers la scène lyrique en composant plusieurs opéras ( “Noctuaile”, opéra en deux parties sur un livret de René DAVID obtient un Grand Prix de l’Académie du Disque français et du Film Musical” , “Il signait Vincent…” sur la vie de Van Gogh, “La Femme de l’Ogre”, livret de Pierrette Fleutiaux …) ainsi que trois opéras pour et par des enfants (Operaclown, livret de René Pillot, Pirlipipi, livret de Pierre Gripari, Le triangle de cristal, livret de Françoise Arquetout).
” Imagination, liberté, diversité, enthousiasme , sont les premiers mots qui viennent à l’esprit si l’on veut parler de la musique et de la carrière de Monic Cecconi-Botella. Il faudrait y ajouter aussi une vive intelligence très ouverte sur toutes les activités qui peuvent découler de son instinct musical et un goût du travail rigoureux hors normes. Et puis, bien sûr, il y a l’inspiration et la passion, qui sous-tendent tout cela , expliquant la place particulière que la compositrice, conférencière, chef d’orchestre et organisatrice, tient dans le paysage de la création contemporaine”. Gérard Mannoni (Le Quotidien de Paris)

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