GUYARD Christophe

Compositeur

Né à Rennes en 1966, Christophe Guyard étudie le piano avec Pierre Froment et la composition avec Franz Tournier. Passionné par les grands compositeurs du XXème siècle et soutenu de ses professeurs, il rencontre Olivier Messiaen à Rennes lors de concerts à l’Opéra et, suite à la lecture du manuscrit “Trilogie 15” pour grand-orgue, il reçoit les recommandations du maître pour étudier à Paris.

Reçu en 1984 au CNSM de Paris alors sous la direction de Marc Bleuse, il fréquente les classes de Jacques Castérède en Analyse, de Marius Constant en Orchestration, et de Claude Ballif en composition. Parallèlement, de 1985 à 1995, il officie comme organiste titulaire à l’Abbaye du Mont-Saint-Michel, très marqué par l’exceptionnelle personnalité du père Prieur Bruno de Senneville.

Au CNSM de Paris, Christophe Guyard est programmé comme compositeur à Radio-France, séjourne à l’Accademia Musicale Chigiana de Sienne, et réside à l’IRCAM dirigée par Pierre Boulez durant trois années en qualité de chercheur en Analyse au CNSM. Plongé dans l’univers des moyens informatiques de l’IRCAM, il soutient sa thèse intitulée “les techniques de composition assistée par ordinateur”.

En 1986, la ville de Rennes lui décerne le prix de composition musique concernante avec le “Concerto d’Ys” pour piano et orchestre. Il obtient au CNSM quatre premiers prix en Orchestration (1985), Analyse (1986), Composition (1986) et Recherche en Analyse (1987).

Il entre aux éditions Billaudot avec des œuvres de musique de chambre ou instrumentales comme “Voyager III”, 3 Sonates pour piano, “Alchimie”, “Phénix” pour grand-orgue.

L’année 1989 est celle de “Trans-Sidéral”, commande pour le Sextuor à cordes de l’Orchestre national de France.

De 1989 à 1996, nommé directeur du Conservatoire d’Albertville, il entreprend alors de nombreuses recherches d’écriture pour des ensembles d’élèves. A l’occasion des Jeux Olympiques d’Albertville de 1992, il crée et dirige la “Symphonie des Jeux”, réunion des conservatoires d’Annecy, d’Albertville et de Grenoble.

A partir de 1997, il se rend disponible pour composer des œuvres de concerts (“Le Livre de voyage à New-York”) ou de grands spectacles. En Mai 1998, le Conseil de l’Europe lui commande une nouvelle version de l’Hymne européen sur le thème de “l’Ode à la joie” de Beethoven. Le compositeur donne ainsi naissance à la “Rhapsodie sur l’Hymne Européen” pour grand orchestre et différentes versions instrumentales. Plusieurs enregistrements de référence sont diffusés par le Conseil de l’Europe: la version pour piano (Thierry Huillet, piano), une première version pour orchestre symphonique (direction Alfred Herzog) et une seconde version avec l’orchestre SWR de la radio allemande (direction Roland Kluttig).

Il rencontre à cette époque des partenaires des sons et lumières monumentaux permanents pour lesquels il écrit plusieurs musiques originales, et accède progressivement aux métiers de concepteur de projets et réalisateur (Grottes de Baume Obscure, Clamouse, Cathédrale d’images aux Baux-de-Provence, Eglise d’Hérémence, Châteaux et ville historique de Sion). Ces spectacles permanents ont une audience de plusieurs dizaines à centaines de milliers de spectateurs par année.

Il signe des ouvrages musicaux lyriques avec “Valère et la lumière des étoiles” en 2001, appuyé par le maître violoniste Tibor Varga à Sion, et “Fortitudo” (enregistrement au Métropole de Lausanne, 2006). Ses œuvres sont enregistrées avec des artistes de renommée internationale (Brigitte Fournier, Brigitte Balleys, Stephan Imboden) et des moyens techniques haut-de-gamme (plateaux d’orchestres, studio Tibor Varga, salle de concert, car régie de la RSR).

Ses connaissances en ingénierie informatique lui permettent de créer ex-nihilo les systèmes informatiques de pilotage et de télédiffusion de ses spectacles, sa réalisation permanente la plus importante étant sans nul doute “Sion en lumières” en Valais Suisse, depuis 2004.

Il conjugue différentes compétences techniques pour donner naissance en 2009 au concept “Virtual Personal Organ”, console de pilotage de grandes-orgues réelles ou pré-enregistrées.

En 2010, il fonde avec un groupe de compositeurs et juristes le comité de la “Villa des compositeurs” à Paris et à Rome, pour la diffusion des œuvres de compositeurs dans les grandes bibliothèques du monde. Pour ce Projet, il obtient le Patronage des services culturels des ambassades de France et d’Italie et le soutien majeur de l’Accademia Nazionale di Santa Cecilia a Roma, l’une des plus anciennes et prestigieuses institutions musicales d’Italie.

Le 31 mars 2012, paraît au Journal Officiel la création du Fonds de Dotation “Fonds des Œuvres de la Villa des Compositeurs” 1 rue de Stockholm à Paris, www.villacompositeurs.com ; il en est co-fondateur au côté de Marc Lys, administrateur, et depuis le 7 Avril 2012, le délégué général chargé de la direction. Le Fonds est inauguré au Palais Farnese à Rome le 5 juillet 2012, avec le patronage de Mme la Ministre de la Culture.

Depuis le 8 Avril 2014, la Villa des Compositeurs établit son siège artistique à la villa historique Villa Tesoriera, en partenariat avec la ville de Turin.

Fort d’un autre partenariat avec le réseau américain The Living Composers Project, la Villa des Compositeurs hérite d’un immense registre, plus de 4’000 compositeurs vivants répartis dans le monde, afin de les solliciter pour des offres culturelles de haut niveau, tel le projet du Concours international de composition Igor Stravinsky placé sous le Haut Patronage du Président de la République, notamment avec le soutien de Marie Stravinsky, présidente de la Fondation Igor Stravinsky.

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